La Relaxation et la Sophrologie

Si l'on définit la relaxation comme un état psychosomatique particulier, il s'agit bien d'un état modifié de conscience, tout au moins d'un état modifié de conscience corporelle.

Il peut exister une confusion entre les termes "méditation" et "relaxation".

"... Des psychologues qui utilisent aujourd'hui la méditation dans leur travail clinique ont publié des résultats…Malheureusement, puisque ces témoignages n'ont pas été le fait d'expériences pratiquées de façon très stricte, nous ne pouvons savoir si la relaxation aurait produit les mêmes résultats."

(David FONTANA, Le livre de la méditation, Pocket, Paris, 1995).

Certains auteurs assimilent les pratiques de visualisation à la méditation ; étant donné que notre culture occidentale définit la méditation comme un processus de réflexion profonde, pourquoi ne pas accepter que l'imagerie mentale guidée par un fil conducteur (centrée sur un thème), puisse aussi être appelée "méditation".

Toute forme prolongée de concentration mentale peut rentrer dans le cadre général de la méditation.

En Sophrologie, quand on pratique la méditation, on parle de :

Relaxation Dynamique du Troisième degré (RDIII) ou relaxation dynamique méditative.

"Ces techniques [de méditation] utilisent toutes la relaxation comme substrat psychophysiologique, pour arriver à des états d'extase et de prise de conscience avec élargissement du champ de conscience. Les techniques de méditation ont fortement influé,…, sur la pensée de Caycedo".

(BOON H., DAVROU Y. et MACQUET J.-C., La Sophrologie, éd., Paris, 1976)

"Il s'agit ici d'une approche sophrologique des méthodes de méditation Zen… "Le troisième degré se réalise avec cette concentration sur la respiration abdominale basse, rythmée par le poing fermé entre ombilic et pubis. On entrouvre alors les paupières, légèrement, le regard venant se "perdre" sur le sol, à environ cinquante centimètres des pieds, sans rien voir de particulier sinon la luminosité, " comme dans le brouillard" …On peut alors introduire une méditation sur cette respiration synchronique basse, mobilisant l'énergie vitale."

(BOON H., DAVROU Y., 1978, Relaxez-vous par la sophrologie , Ed. J.-P. Delarge, Paris)

Comme le dit Bernard JEANROY, la relaxation dynamique du IIIème degré (RDC3) en sophrologie "est l'attitude centrale de la pleine conscience". Il cite une directive à ce sujet : "Après l'expir avant d'inspirer, sois attentif !".

(JEANROY Bernard, De l'utilisation de la RD III comme outil thérapeutique XXXe congrès Société Française de Sophrologie, éd. L'Harmattan, Paris, 1999)

Consultez les liens http://www.SBSR.be et http://www.ecole-sophro.be.

L'Hypnose

L'hypnose est le plus connu des états modifiés de conscience et sans doute aussi le plus mythique car parfois considéré comme miraculeux parce qu'on ignore que l'état (ou le processus) hypnotique est parfaitement naturel et qu'il est donc possible, par autohypnose, d'induire des phénomènes aussi extraordinaires que ceux décrits en hypnose classique. Cependant, il est évident, en thérapie, que le lien hypnotique (la relation qui s'installe entre l'hypnothérapeute et le patient) joue un rôle fondamental dans l'apparition de la guérison ou d'une amélioration.

Charles TART, un des pionniers de l'étude des Etats Modifiés de Conscience (Altered States of Consciousness en anglais), pose la question de la relation entre la méditation et l'hypnose ; il y a en effet beaucoup de similitudes entre ces deux méthodes et l'on peut se demander si ces deux phénomènes psychophysiologiques sont dus au même processus. Pour cette discussion, se référer au site : www.american-buddha.com.

En ce qui concerne les effets psychosomatiques de l'hypnose, Ernest L. ROSSI (hypnothérapeute éricksonnien, représentant de la Nouvelle Hypnose) propose des hypothèses basées sur la psycho-neuro-immunologie. Là aussi, l'hypnose et la méditation se rejoignent.

A consulter, le site http://www.nouvellehypnose.com.